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Chaque année, près de 8 000 amateurs clandestins s'aventurent dans les carrières souterraines de Paris malgré l'interdiction au public et la fermeture systématique des accès depuis 1980.

Obéissant à des rites, comme l'utilisation de pseudonymes et appartenant, pour beaucoup, à des cercles ludiques, les cataphiles mettent volontiers l'imagination au pouvoir. Certains descendent pour faire la fête, jouer de la musique, d'autres, tailleurs de pierre ou peintres muraux, pour exercer leurs talents.

Pour la majorité des cataphiles, les catacombes sont un refuge, une soupape.
Au-delà d'un délire commun, la fuite du quotidien semble s'imposer. Dans les "catas", les gens se donnent comme ils sont et se prennent comme ils se présentent. Nombre de cataphiles font partie d'un groupe. La cohésion de ce dernier s'explique par des activités communes.

Les amoureux des carrières et des catacombes ou "cataphiles" forment un "catacosme" hétéroclite. Etudiants ou actifs, hommes ou femmes de milieux socioculturels différents bravent un arrêté préfectoral du 2 novembre 1995.

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